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samedi 18 février 2012

Nicaragua Part II - Masaya, le 28 et 29 janvier

Le samedi 28, nous voilà partis en direction de Masaya, à environ 2h30 de Leon. Masaya est une petite ville connue pour son marché artisanal et surtout son volcan Masaya, toujours actif !

Parque Central de Masaya
Etranges chaises sur la place centrale


On arrive le matin et on se trouve l'hotel le plus cher de notre parcours, le Madera's Inn, à 5,30 euros la nuit ! On se permet ce petit luxe après notre hotel crassou de Leon, et en plus le petit dej' est inclu ! Finalement, on se rendra vite compte qu'on dort presque sur le trottoire de la rue (enfin on s'y croirait), car on entend tout ce qui s'y pase comme si on y était (même les gens qui vomissent juste à côté... une autre histoire).
On part ensuite visiter la ville et son Parque Central, le marché artisanal où on n'achète rien car on pense trouver moins cher ailleurs (grave erreur), et son superbe Mirador sur la Laguna de Masaya !
Mercado artesanal de Masaya
Laguna de Masaya

Laguna de Masaya

Laguna de Masaya

Laguna de Masaya

Il s'agit d'une réserve protégée (ça évite que les gens y jettent allègrement tous leurs déchets) : une superbe lagune entourée de montagnes et volcans. Je tiens à préciser que sur la route nous avons trouvé le meilleur jugo du monde à très bas prix (50c). C'est une dame qui les fait chez elle, où elle vit avec sa famille. Du coup, on se retrouve á siroter nos jugos tranquilou chez les gens.
On part ensuite grimper le fort de Coyotepe (où ont été enfermés des prisonniers politiques), à 3 km de la ville. De là, on a une belle vue sur la région et le volcan Masaya. 

Fort de Coyotepe

Panorama à partir du fort

Le maître du monde

Photo de famille

Puis nous revenons dégusterl'exceptionnel jugo de la dame (on est addict) et admirons un superbe coucher de soleil sur la lagune.
Coucher de soleil sur la Lagune de Masaya

Coucher de soleil sur la Lagune de Masaya

Le dimanche, nous voilà partis pour l'ascension du volcan Masaya. Ce sera pour moi un des plus beaux paysages du voyage : arrivés en haut après une bonne grimpette, on peut admirer et sentir les fumées sortant du cratère actif du volcan. Vraiment impressionnant ! Et les couleurs sont magnifiques. Malheureusement, on n'aura pas la chance de voir de la lave car le cratère s'est effondré il y a peu et a donc recouvert la lave. Dommage, mais c'est déjà top.
Champs de roches volcaniques pendant l'ascension

Ascension du Volcan Masaya

Cratère du Volcan Masaya, toujours actif

Gaz sortant du cratère

Cratère du volcan éteint voisin

Après le volcan et ses sympatiques sentiers, on prend le bus pour Catarina, une des villes appartenant aux Pueblos Blancos, réputés tout mimi. Catarina nous offre un superbe panoramique sur une autre lagune, la Laguna de Apoyo. Le hic c'est que le temps s'est bien gâté entre temps et on devra affronter le vent et la pluie pour en profiter. Et oui, on est sensé être en saison sèche mais on va avoir le droit à de bonnes grosses pluies inattendues tout au long du parcours.
La Laguna de Apoyo


Moi, Jean-Jacques, et la Laguna de Apoyo

Après cette journées bien remplie, place au repas typique (et casi-exclusif) de l'Amérique Centrale : LE POLLO (POULET) FRIT AVEC GALLO PINTO (RIZ ET HARICOTS ROUGES), BANANES PLANTAINS ET SALADE). Du léger quoi !

Nicaragua Part I - Leon, du 25 au 27 janvier

Transition brutale entre Miami et le Nicaragua... Avec l'ami Franck nous voilà à Managua, capitale du pays, le mercredi 25 janvier, peu avant midi. Il fait bien chaud par ici, et la circulation sur les routes, c'est un peu au petit bonheur la chance, à celui qui ose s'imposer le prem's. Vaut mieux pas regarder la route en taxi... Comme la ville n'a pas grand intérêt, nous prenons directement le minibus (avec clim', la classe) pour Leon, notre première étape. Managua est très peu visitée car réputée dangereuse, spécialement pour les touristes, et également car la ville fut en partie détruite par par un tremblement de terre en décembre 1972

La ville de Leon

En 1h30, nous y voilà ! On se trouve un hotel très rudimentaire, l'Hotel Avenida, pour 3 euros la nuit. Il avait l'air sympa comme ça, mais les araignées et autres insectes font partie du décor de la chambre.
Franck qui se cache des bêbêtes dans la chambre d'hote

"Bien installés", on commence notre visite de la ville. Ça fourmille de partout, il y a des vendeurs à la sauvette tous les 2 mètres. Très peu de touristes, grand dépaysement. Une gentille locale nous raconte (on comprend ce qu'on peut...) l'histoire de la ville puis nous demande de l'argent pour aider les enfants à aller à l´école.
On commence notre séjour par un peu de culture sur l'histoire du pays à l'association historique des combattants. On y apprend pas mal de choses sur les nombreuses blessures et révolutions anti-dictature qui ont marqué le pays au 20e siècle.  Ce n'est qu'en 1979, suite à une rebellion très forte et des batailles meurtrières, que le pays a enfin été libéré de la dictature et que les Etats-Unis on compris qu'il fallait arrêter de soutenir le régime dictatorial en place depuis 1936. Voilà pour la petite histoire. Cette visite nous permettra de comprendre pas de choses durant notre voyage.
L'emprunte de la révolution sur les murs de la ville

Vue sur les toits de la ville et les nombreux volcans qui l'entourent




Après avoir arpenté les rues colorés et animées de la ville, arrive le grand moment de notre premier jugo fresco : des jus de fruits frais mixés devant nous, pour 75c ! Cela ponctuera très souvent le reste du séjour, c'est trop booooooooon !
Le jeudi, nous nous rendons à Leon Viejo, les ruines de l'ancienne ville de Leon, détruite en 1609 par un tremblement de terre et un volcan en éruption. Après un trajet assez folkorique dans un chicken bus (d'anciens bus scolaires), on se retrouve intégrés à un groupe de retraités Californiens sympathique pour une visite guidées, à allure "vieux". On se ballade ensuite de le village terreux qui s'est construit autour. Beaucoup de poussière, des maisons très rudimentaires, mais des gens qui ont le sourir.
Nous voilà calés à l'intérieur du chicken bus pour Leon Viejo

Beau chicken bus

Village autour de Leon Viejo

Quelques ruines de Leon Viejo

Vue à partir de l'ancien fort de Leon Viejo

Le vendredi, direction le Pacifique ! A 45mn de Leon se trouvent Las Penitas, une station balnéaire à la manière du Nicaragua : quelques restaurants vides, quelques touristes par-ci par-là.... Bref, on n'est pas embêtés par la foule ! Il fait ultra chaud et notre baignade dans l'eau chaude du Pacifique va être un véritable bonheur. Une eau à au moins 26 degrés, et des vagues.... impressionnantes (qui m'ont fait un peu peur quand-même défois...) ! Après cette journées plage, on rentre à la ville pour profiter de l'une des 2 bières locales, La Victoria.
Poneyola, ses restaux, ses barques... à 2km de Las Penitas

Le volcan Momotombo

Tranquille à la playa de Las Penitas

Franck qui ramasse des zolis coquillages


Ploufplouf dans les vagues

Une vache

Nicaragua Part IV - L'île d'Ometepe, du 2 au 7 février

Aujourd'hui, c'est jeudi, et on prend la route pour la fameuse île d'Ometepe. D'après ce qu'on nous a dit, c'est un peu THE place to be au Nicaragua. On s'attend donc à voir pas mal de touristes et structures touristiques. Après environ 4h de trajet en bus et en bateau sur un lac bien agité, nous voilà arrivés à Ometepe. Il s'agit d'une île unique en son genre car située sur un lac d'eau douce et composée de 2 volcans, dont un de plus de 1600 m. C'est très joli à voir du bateau. On rencontre pas mal de Français sur notre trajet, les Français sont décidément partout.
Arrivée à Moyagalpa

On débarque à Moyagalpa, la plus grande ville de l'île. Elle est finalement riquiqui mais mignonne. On s'installe en dortoire dans une auberge à allure backpacker. Il y a un bar et restau à l'intérieur, et le lieu laisse croire que c'est animé. Ce sera un des lieux les plus animés et touristique où l'on sera, mais ça reste quand-même super tranquille.
Entrée de l'auberge El Indian Viejo, et son singe fou

Car en fait on se rendra compte bien vite que le tourisme n'est pas tant développée que ça ici. Mais comparé à la moyenne nationale, c'est touristique. Quoi qu'il en soit, c'est mieux pour connaître le VRAI Nicaragua. Et tout laisse présager un développement rapide du tourisme dans les années à venir, donc on est bien content d'y être passé avant, même si parfois c'est un peu rassurant/sympathique de tomber sur des touristes. Question de juste-milieu...
Bref, on retrouve un peu par hasard la Française rencontrée à Grenada au bar de l'auberge et on part ensuite se ballader à pied jusqu'à la Punta Jesus Maria. On est sensé pouvoir y admirer une langue de terre reliant un ilôt, mais ce n'est pas le cas aujourd'hui. Le lac est trop haut en cette saison, et la langue de terre casi-inexistante. Question de saison, toujours, comme au Québec...
En route pour la Punta Jesus Maria

La Punta Jesus Maria

Le vendredi, c'est journée vélo. On sent encore les courbatures liées à l'ascension du volcan Mombacho, donc on compte passer une journée un peu pépère pour récupérer nos jambes. Vaste plaisanterie ! haha ! On va bien en baver avec nos vélos tout pourris. L'aller est composé de côtes assez rudes et le soleil ne nous aide pas. On s'arrête à Charco Verde, une petite réserve avec un beau Mirador sur le lac et des singes qui se goinffrent de mangues pas mûres. On va ensuite passer à travers des végétations belles et variées. Par contre, pas moyen de trouver à manger pour le midi, donc on finit par grignoter des petits sachets de crackers dans une Hospetaje au milieu de nulle part. Mais heureusement, les jugos vont nous sauver sur la route ! Et oui, une cabane située au mileu de nulle part (encore une fois), fait des supers jugos. L'occasion de faire le plein de vitamines et poursuivre notre route. On rentre bien claqués après une bonne journée à vélo.

Dur dur le vélo...

Petit singe qui mange des mangues

Mirador de Charco Verde


Le samedi, nous changeons de ville sur l'île. Direction Altagracia, la 2e plus grande ville de l'île, au nord-ouest. On se trouve un hôtel  très sympa négocié à 5.30 euros la nuit. On a le droit à de beaux patios, des hammacks, des rocking chairs... Tranquil quoi !
L'après-midi, on part à Ojo de Agua. C'est l'endroit le plus aménagé pour le tourisme que l'on aura vu. Il s'agit d'une piscine naturelle d'eau volcanique entourée de chaises en bois et d'un restau chico. Il y a même des vestiaires et des toilettes ! Il paraitrait que l'eau aurait des vertues pour soigner les maux et rajeunir. Je ne me suis pas sentie plus jeune sur le coup, mais c'était vraiment agréable de s'y baigner. D'ailleurs, ce sera une baignade tout habillés pour nous, car on avait oublié nos maillots, chapeau quoi...
Ojo de Agua

Ojo de Agua

El Volcano Conception
 Suite à cela, on se dirige vers les plages de Santo Domingo, à 30 mn de là à pied. C'est sensé être de superbes étendues de plages mais, encore une fois, vu que le lac est trop haut en cette saison, pas de plages ! Mais c'est quand-même joli.
Vaches qui se désaltèrent sur les plages Santo Domingo

Le dimanche, let's go to notre 3e volcan, le volcan Concepcion. C'est un volcan de plus de 1600m réputé pour être très difficile à grimper : des pentes très ardues, parfois de l'escalade et des pierres glissantes. On a donc opté pour la version plus courte de 1000m. Et en effet, ce ne sera pas une partie de plaisir. On a RDV avec notre guide à 6h et on est parti pour la grimpette. Le temps est malheureusement nuageux (le crie des singes nous avertit qu'il va peut-être pleuvoir, mais ils se trompent !) donc on ne pourra pas profiter de supers points de vue en hauteur. Après 2h30 d'ascension à pic, on arrive aux 1000m ! On croit que le plus diffifcile est passé mais non ! On va mettre autant de temps a descendre qu'à monter car il faut faire ultra attention à ne pas tomber (je suis tombée 2 fois...) à cause des pierres qui roulent dans les descentes ultra pentues. Le guide prend son mal en patience... On rentre comme prévu vers midi à la ville et on se pose, avachis, dans nos hammacks et autres chaises rigolotes de l'hôtel. Le récomfort après l'effort.
Ça monte dur sur le volcan Concepcion

Vue nuageuse à partir du Volcan Concepcion

Vue nuageuse à partir du Volcan Concepcion

Vue un peu plus dégagée, enfin...

Le lundi, réveil tout en douleurs musculaires. On ne se laisse pas abattre pour autant et on part voir les cascades de San Ramon, situées sur la partie Sud-Est de l'île (et on est au Nord-Ouest). On prend le seul bus de la journée pour y aller... Et vas-y qu'on est secoué là dedans ! En fait, l'ouest de l'île a la chance d'avoir des routes dignes de ce nom tandis que l'Est est fait de chemins terreux, caillouteux et cahotiques. On serait presque aussi rsapide à pied... On arrive aux cascades après 1h30 de trajet. Et c'est reparti pour monter, monter... Comme on est courbaturé de la veille, on en bave pas mal. Mais le jeu en vaut la chandelle. Les cascades sont magnifiques et rafraichissantes, ce qui ne fait pas de mal.
Petite montée pour accéder à la cascade...

Cascada de San Ramon
 
Et alors que nous sirotons un jus (oui, encore) après les cascades, nous apprenons qi'il n'y a pas de bus retour ! La bonne blague. On va donc faire les 3/4 de la route à pied et récupérer un bus sur la partie "développée" de l'île. Mais cette petite marche aura vraiment valu  le coup, au travers de petits villages sympa et encore une fois une très belle végétation.
Sympathique chemin retour, finalement c'est mieux sans bus !

Et ce soir-là, ce sera notre dernier soir sur l'île et l'avant-veille avant que Franck ne parte. Pour fêter ça, on se permet un repas de fête à près de 3 euros accompagné de l'autre bière locale, la Tona ! Et oui, on ne se refuse rien !
On décide donc de quitter l'île le mardi et de passer une nuit à Masaya pour profiter une dernière fois de ses supers jugos et acheter quelques souvenirs au Mercado artesanal. Après un trajet d'environ 5h, les jugos ne nous décevront pas.

Ciao Ometepe et tes 2 volcans

Franck part le lendemain, mercredi, et je poursuivrai ma route alone pour une semaine. Une toute autre expérience, mais bien enrichissante.