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samedi 18 février 2012

Nicaragua Part V - Esteli, du 8 au 12 février

Et me voilà arpentant les routes, seule à présent, dans mon chicken bus, à hocher bêtement de la tête aux gens qui me parlent car je ne comprends pas la moitié de ce qu'ils disent.... L'accent Nica est trèèès difficile à comprendre. J'aurais également des difficultés à comprendre un Espagnol d'Espagne, mais là, ce sont pires que des difficultés. Et plus on s'enfonce dans la campagne, plus c'est difficile, forcément. D'où les hochements de têtes à volonté pour éviter de demander de répéter 36000 fois la même chose.

Je m'en vais donc vers Esteli, ville située au Nord du pays. Il y fait un peu plus frais que dans le reste du pays car c'est une ville dans les hauteurs. Je me suis décidée pour cette destination après avoir rencontré 2 Hollandaises à Ometepe : elles m'avaient fortement conseillé d'y aller pour les canyons qui s'y trouvent.
Esteli, entourée de montagnes
Esteli

J'y arrive le mercredi 8 février et m'installe à l'auberge Sacuanjoche, encore un lieu pas du tout touristique... Je pars ensuite me ballader dans la ville, son musée des martyres... La ville se concentre, comme d'habitude, autour de son Parque Central. Elle est assez agréable et le temps, un peu plus doux, fait du bien. Je vais d'ailleurs avoir froid pendant la nuit, une grande première !

Je pars le jeudi pour les Cascades, el Salto de la Estanzuela. J'y vais à pied, 4h aller-retour, par des sentiers superbes au lieu de la nature et des collines. J'ai le droit à quelques remarques de locaux sur mon passage, me demandant si je n'avais pas peur de me ballader toute seule... Pas très rassurant. Mais bon, je ne vais pas rester enfermée dans ma chambre non plus ! Et puis, les Nicaraguens sont vraiment très gentils, et j'ai tendance à leur faire confiance. J'arrive finalement aux Cascades, aucun touriste sur le chemin, ni sur le site.... Les cascades sont en tout cas bien là et plutôt pas mal. Finalement, quelques touristes vont arriver ! Je commençais à me poser des questions... Je rentre à pied car le seul bus retour est bien tard. La musique sera ma meilleure amie pendant ce retour, tout en chanson !
En route pour El Salto de la Estanzuela

El Salto de la Estanzuela

Atour du Salto de la Estanzuela

Le vendredi, direction le Canyon de Somoto ! Somoto est une ville située à 1h au Nord d'Esteli, pas loin de l'Honduras. Je me suis permise un Tour organisé et me retouve avec une Irlandaise et un Américain d'une soixantaine d'année pour la journée. Notre guide parle essentiellement espagnol, donc ce sera une journée anglo-espagnole. Les canyons viennent juste de s'ouvrir au public et valent vraiment le coup. On marche et on nage pendant 3-4 heures au milieu de paysages impressionnants. En plus, notre petit groupe est vraiment sympatique, on rigole bien. On rentre en fin d'après-midi à Esteli. Là, il va falloir que j'aide l'Irlandaise, car elle voyage seule pendant 5 semaines en Amérique Centrale et ne parle pas un mot d'espagnol ! Demain, elle passe la frontière hondurienne et ne sait pas du tout comment faire. Je vais donc être sa traductrice (sachant mon super niveau d'espagnol...) pour réserver ses billets de bus et lui expliquer comment cela fonctionne. Et ce n'est pas très simple en effet. Bref, cette belle aventure se termine autour d'un bon jugo, tout est bien qui finit bien !
1ère vue sur le canyon de Somoto


Le canyon de Somoto

Le canyon de Somoto

Le canyon de Somoto

Le canyon de Somoto
Le samedi, il va encore falloir que je me réveille vachement tôt, à 4h50 pour aller me ballader sur Miraflor avec un guide. Le seul bus aller est à 5h45... Qu'est-ce que Miraflor ? Il s'agit d'une réserve naturelle à 30km d'Esteli (1h de bus car ce sont encore une fois des routes de terres bine accidentées) qui regroupe des agriculteus au travers d'une coopérative. Tout cela, au mileu d'une faune et d'un flore très riche : les écosystèmes vont de la savane aride aux forêtes type tropical.
Le Miraflor

Et comme les terres appartiennent à différents agriculteurs, il y a intérêt à prendre un guide du coin pour s'y ballader. Rodolfo, mon guide, parle uniquement espagnol. On va tout de même réussir à communiquer, même si des hochements de têtes alors que je n'ai rien compris ne sont pas à exclure. On se ballade toute la matinée dans la campagne, je tente de traire une vache mais je n'y arrive pas (j'ai pas la technique quoi), on monte voir de très beaux points de vue, on longe le Rio Esteli jusqu'à 3 sympatiques cascades.


Ho yeah quoi

Une ferme du Miraflor

Le Rio Esteli

2e cascade

3e cascade

En-haut de la 3e cascade

Le Miraflor
 Après cette bonne marche, on rentre chez le guide, où il m'invite à manger avec sa famille ! C'est super gentil. Mon guide, âgé de 30 ans, a 1 femme et 2 enfants. 2 cousins sont également de visite. Sa femme a préparé la soupe du samedi, à base de légumes et de poule. Vraiment très bon. Evidemment, la grosse frustration de ce moment est de ne pas comprendre la majorité des discussions.... Rien de plus difficile de les comprendre quand ils parlent entre eux ! Mais je me souviendrai longtenps de cette imersion dans une famille de la campagne. Ils vivent vraiment chichement dans une maison de brique qu'ils ont fabriquée eux-même : pas d´électricité, une chambre pour 4, un sol en terre battue, leur potager, leurs poules et leurs quelques vaches... Mais ils sont heureux, et préfèrent vivre ici qu'à la ville, où tout est question d'argent. Ici, c'est différent. Tu peux vivre avec ce que tu as sur tes terres et tu n'as pas besoin d'argent pour acheter ta nourriture, payer ton loyer... L'échange marche aussi pas mal.
Le petit de la famille qui joue de la guitare

La famille réunie

Moi et mon guide :-)

Bref, ce fut une journée forte en émotions où j'aurais eu la confirmation de la gentillesse des Nicaraguens.

Nicaragua Part III - Grenada, du 30 janv au 1 fev

En ce lundi 30 janvier, direction la ville la plus touristique du Nicargua, Grenada, à 30mn de Masaya. A Masaya, on aura fait la connaissance de personnes plutôt ãgées, À Grenada, on rencontrera des personnes plus jeunes. Cela est sûrement dû au côté touristique et donc plus animé de la ville.
On s'installe à l'hôtel Los Ranchitos et hop, on part tester les jugos de la ville. Les jugos deviennent un critère essentiel pour définir la qualité de vie d'une ville ! Et bien malheureusement ce n'est pas la ville des jugos... Heureusement, il y a tout de même d'autres choses à voir. La ville est très sympathique car les bâtiments sont encore une fois très colorés et l'architecture, d'influence très hispanique, ont du charme. Agréable de s'y ballader...
La cathédrale de Grenada

Le centre

Vue sur les toits de Grenada et le volcan Mombacho

Toits et cathédrale


2 touristes à Grenada

Cela fait assez bizarre de se retrouver dans un endroit où l'on croise facilement des touristes. On n'avait plus l'habitude. On visite la ville, sa cathédrale, la superbe vue à partir d'un clocher, son Convento San Francisco (avec ses expositions intéressantes sur l'histoire de la ville) et son Lac du Nicaragua. On se prend encore une bonne averse et on se ballade le long du lac. Le lac est assez énorme et il est possible d'y faire des ballades en bateaux pour admirer les 55 ilôts (beaucoup sont habités) qui le parsèment. Vu le temps, ce n'est pas trop le moment de le faire, donc on le remet à plus tard.
El Lago Nicaragua

Le Lac Nicaragua et son petit jardin qui le longe

Le soir, on fera la connaissance d'une Française d'une 40aine d'années (vivant en Espagne) et d'un kite-surfeur américain de Virginia)à l'hôtel. Ils sont tous les 2 très sympas et de grands voyageurs qui nous apprendront pas mal de choses sur l'Amérique Centrale. Nos discussions du soir deviendront une petite habitude.
Le mardi, on part pour notre 2eme ascension de volcan, le volcan Mombacho (inactif cette fois) ! Celui-là est plus haut, donc bien plus difficile à monter ! On a le droit à une petite pause dans une plantation de café au bout de 2h. Le café est sensé être très bon, mais vu que je n'aime pas le café, je vais rester neutre...


Ascension du Volcan Mombacho



Ascension, toujours... à travers de beaux paysages
Pause café

Culture du café
   Après un dénivelé de 1150m et envirion 2h d'ascension, nous voilà au sommet où on peut profiter d'une superbe vue sur.... les nuages ! Et oui, pas de chance, c'est un volcan  couvert d'une forêt à nuages... Et vu que le temps n'est pas génial c'est temps-ci, fallait pas trop rêver ! Donc on arrive sous le vent et la pluie et se prend un guide pour faire une sentier réputé risqué car glissant. Le temps se découvre par moment et on peut voir une belle vue sur les lacs et lagunes. Je tombe une fois (bah voui quand-même) et "presque-tombe" 30 fois environ. Mais bon, je ne suis pas la seule...
Arrivée en haut du volcan pour admirer la vue

Vue sur le lac et les îlots de Grenada

Le sentier du Puma, avec notre guide

Point de vue sur le lac et les îlots



Après de bonnes marches le long de tous les sentiers existants sur le volcan, on redescent lentement mais sûrement le volcan, à allure d'escargot. Les descentes, ça va un temps, mais y'a un stade où on n'en peut plus des descentes quand elles sont trop abruptes, surtout après une journée à marcher. Donc on est bien content d'arriver au bus et siroter (oui, encore) un petit jus en terrasse en fin d'aprèm.
Après cette journée de marche, nous décidons d'y aller molo le mercredi. On se loue des vélos pour la journée et se balladons sur la péninsule le long du Lac Nicaragua. Le temps est au top, et on va donc pouvoir profiter de très belles vues, notamment lors de notre ballade en bateau au milieu des ilôts. Et on va enfin pouvoir voir le sommet du volcan Mombacho qui, pour une fois, n'est pas recouvert de nuages.
Les îlots de Grenada

Vue dégagée sur le Mombacho à partir du bateau
C'est notre dernier soir à Grenada, une ville bien sympathiques où on aura fait des connaissances intéressantes.
Nos rocking chairs à l'hôtel

Nous allons plus vite que prévu dans notre voyage, ce qui nous premettra de voir plus de choses au final. Donc demain, diretion l'île d'Ometepe !

Nicaragua Part VI - Matagalpa, du 12 au 14 février

Aujourd'hui, c'est dimanche, et je me décide à faire une dernière étape avant de rentrer le mercredi qui suit pour Toronto.
Je prends le petit bus jaune habituel pour me rendre à Matagalpa, ville située à 1h45 d'Esteli. J'arrive là-bas au milieu d'une fête de 3 jours célébrant les 150 ans de la ville. Il y a donc pas mal d'animation et quelques personnes éméchées.
Le Parque Central de Matagalpa
Défilé de cavaliers pour les 150 ans la ville

Un gars qui s'est trompé d'histoire...
Fiesta de la ville


Comme d'hab, opération hotel pour commencer. Et là je crois que j'ai fait le plus mauvais choix d'hotel du voyage... Pourtant, j'ai pu vérifier la chambre, mais pour une question de flème, j'ai dit oui et me suis donc retrouvée dans une sorte de prison, l'Hotelito Economico. C'était pas cher, c'est sûr, mais dans ce cas-là c'est mieux de mettre un peu plus d'argent histoire de dormir un peu. Il s'agit donc d'un hotel composé d'une cours autour de laquelle sont concentrées une trentaine de chambres. Je suis la seule touriste de l'hotel, et les gens se demandent un peu pourquoi je suis là.... Ma chambre est ultra petite et sa porte est ouverte au-dessus, avec juste un grillage. Ce qui fait que j'entend tout ce qui se passe. Et vu que c'est la fête au village, ben il y a pas mal de bruit. De plus, les douches et toilettes en commun sont hyper crades. Faut être motové pour y aller. Enfin bref, j'y passerai tout de même 2 nuits bien agitées...
Ma cellule...

La ville en elle-même est sympa : il y fait encore plus doux qu'à Esteli (environ 20-25 degrés), et les animations lui donnent un charme. J'assiste ainsi à un défilé de paysans sur leurs chevaux, de gens déguisés de façon un peu étrange....


Matagalpa

Matagalpa

 
Nuit tombante sur Matagalpa

Le lundi, je prend la route pour la Selva Negra. Il s'agit de sentiers dans les montages, à 30mn de Matagalpa. Quand j'arrive là-bas, on me dit que la plupart des sentiers ne sont pas praticables car il a plu et il pleut encore. C'est donc glissant, des arbres barrent la route, blablabla... Je ne me laisse pas abattre et y vais tout de même. Et je constate en effet que les chemins sont hyper boueux, assez périlleux, et je presque-tombe encore une bonne vingtaine de fois. Je me fais tout de même une bonne balade casse-geule dans la forêt, avec pour seul compagnon ma musique et moi-même, qui ai tendance à parler de plus en plus toute seule. Je reviens de ma balade toute boueuse jusqu'à la ceinture et contente de l'être. Les sentiers en soi étaient assez jolis, mais étant donné le temps pluvieux, pas moyen de profiter de beaux points de vue...
Chapelle perdue dans la Selva Negra

Nature verdoyante dans la Selva Negra

Jean-Jacques dans la Selva Negra

Lac dans la montagne Negra

Point de vue à partir de la Selva Negra


Je rentre à la ville dans l'aprèm' pour visiter son musée du Café. Il s'avert que ce sont des Allemands qui ont développé la culture du café dans le coin. Les Français y ont fourré leur nez à un moment donné dans l'histoire, mais leur rôle était mineur. Le café est en tout cas une économie importante  et reconnue dans la région, mais je ne peux malheureusement toujours pas le déguster, car je n'aime toujours pas le café...
Je passerai ensuite la journée du mardi à Esteli à prendre le temps de vivre avant de prendre le bus retour pour Managua, où j'ai mon avion à 7h20 le mercredi matin. Je vais passer la nuit à l'aéroport, de 20h le mardi à 7h le mercredi. Une bien longue nuit, mais heureusement je ne suis pas seule. On est 2 personnes à attendre l'avion du lendemain : moi et un Américain avec qui je vais discuter une bonne partie de la nuit, ce qui va bien faire passer le temps.